"Une des plus belles !"

Troisième du Tour de Franche-Comté 2008, Arthur Vichot a réalisé un bon bout de chemin depuis. Rencontre avec le néo-pro franc-comtois qui vient de boucler le Tour Down Under à la 48ème place, dans la roue des cadors Armstrong, Valverde ou Evans.

Comment se passent vos débuts professionnels ?
Cela se passe bien, j’essaie de bien m’intégrer dans l’équipe et de bien m’entraîner pour être prêt pour le  début  de saison. J’ai déjà effectué deux stages et j’ai couru ma première course en Australie.

Pouvez-vous nous parler de votre directeur sportif, Marc Madiot, qui est une figure du vélo ?
C’est quelqu’un  de passionné par son sport. Il gère la maison Française Des Jeux depuis plus de 13 ans    maintenant. C’est un signe de compétence et de connaissance en matière de cyclisme.

Un mot sur Francis Mourey, autre régional, quintuple champion de France de cyclo cross…
C’est le numéro un français en cyclo-cross, il est incontestablement le meilleur à l’heure actuelle. Mais pour autant, il essaie toujours de progresser, notamment en s’inspirant des spécialistes en la matière que sont les Belges.

Avez-vous déjà gouté à la discipline ?
Ce n’est pas vraiment mon truc ! Mais depuis mon arrivée au sein de l’équipe, j’en ai fait pas mal lors des stages hivernaux.

Quel est le plus grand souvenir de votre carrière amateur ?
J’ai beaucoup de bons souvenirs chez les amateurs, que se soit avec mon club, le CR4C Roanne, ou sous le maillot de l’Equipe de France. Mais si je devais en retenir un, ce serait ma victoire d’étape au GP Guillaume Tell avec le maillot tricolore sur les épaules.

Et le pire ?
Le pire souvenir, c’est sans aucun doute ma fracture de la clavicule au Tour de la Somme 2008 qui m’a coûté ma participation aux Championnats du monde espoirs à Varese, une semaine plus tard.

Comment situez-vous le Tour de Franche-Comté dans la hiérarchie des courses amateurs ?
Pour moi, en tant que Franc-Comtois, c’est une des plus belles ! Sans être chauvin, il faut reconnaître que c’est une course qui vaut le détour : un beau parcours, varié et sélectif, un beau plateau, déjà trente éditions par le passé. Et c’est une des courses les plus longues du calendrier amateur en termes d’étapes.

Que vous a t’il manqué pour gagner le Tour de Franche-Comté 2008 ?
En 2008, je suis passé de peu à côté de la victoire : je finis 3ème à 12 secondes du vainqueur au terme des six étapes. Plusieurs faits ont joué en ma défaveur mais avec le recul, je pense qu’il m’a surtout manqué un peu de force et de réussite pour finir sur la plus haute marche.

Votre favori pour l’édition 2010 ?
Je ne connais pas encore les équipes et les coureurs qui participeront mais je pense qu’Etupes sera au rendez-vous, comme chaque année. Et j’espère aussi que mon ancien club sera dans l’allure avec notamment Jérôme Mainard.

Avoir Tibault Pinot à vos cotés à la FDJ, est-ce un plus ?
Oui, on s’entend bien. J’avais déjà couru à ces côtés en équipe de France l’an passé donc lors de mon arrivée dans l’équipe je ne me suis pas retrouvé totalement dépaysé. Cela fait augmenter la communauté franc-comtoise au sein de l’équipe… Encore un peu et nous allons détrôner les Bretons !

Votre père, qui fut un bon coureur amateur, vous conseille t’il ?
Il m’a surtout aidé lors de mes premières années dans le cyclisme. Encore à l’heure actuelle, certains de ces conseils sont précieux.

Vous êtes un coureur complet. Est-ce un atout ou un handicap par rapport à des garçons présentant un profil de sprinter ou de grimpeur ?
Oui, dans les rangs amateurs, j’étais plutôt un coureur complet et régulier. Mais je doute que se soit réellement un gros atout chez les professionnels car le niveau y est tellement élevé qu’il vaut mieux se spécialiser afin d’en tirer le meilleur profit possible.

Vous avez joué un rôle important dans le sacre de Romain Sicard à Mendrisio lors des Championnats du monde des moins de 23 ans l’année dernière. Racontez-nous…
Je pense que toute l’équipe de France à joué un rôle important à Mendrisio. C’était LA course de la saison, c’était magique. Nous avons tous répondu présent ce jour là. Personnellement, je me suis mis en évidence surtout dans les deux derniers tours, lorsque nous protégions l’échappée de Romain. Malheureusement, alors qu’une place dans les 10 premiers m’était presque assurée, j’ai été pris de crampes à 3 kilomètres de l’arrivée. J’en garde quand même un super souvenir aujourd’hui.

Quel est votre rêve de coureur ?
Mon rêve le plus fou est de gagner Liège-Bastogne-Liège et les Championnats du monde… Mais plus raisonnablement, je rêve de gagner des courses, tout simplement, et de faire carrière chez les professionnels.

Si vous n’aviez pas fait de vélo, quel autre sport vous aurait attiré ?
Avant de pratiquer le cyclisme, j’ai longtemps fait du foot. Sinon, le ski m’attire aussi beaucoup.

Pas de regret d’avoir stoppé les études ?
Non. Aucun regret, surtout que j’ai obtenu ma licence en STAPS l’an passé.

Un modèle ? Un champion qui vous a fait rêver ?
Je n’ai pas spécialement d’idole, mais plutôt beaucoup de respect pour de nombreux sportifs.

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